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ORCHESTRE PHILHARMONIQUE

DU LUXEMBOURG

SAISON 2000-2001

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POUVONS-NOUS CONTENTER TOUT LE MONDE ?

Depuis une quinzaine d'années, la programmation des concerts d'abonnement a résolument changé d'orientation, nous cherchons à apporter plaisir et découverte à un public aussi large que possible.

Certes il y a plus de vingt ans, Louis de Froment dirigeait la symphonie Tuarangalîlâ d'Olivier Messiaen, qui n'a plus été jouée depuis (mais qui le sera à nouveau prochainement dans le Festival de la Sarre), bien qu'étant considérée comme une oeuvre majeure du siècle que nous venons à peine de quitter.

La programmation des concerts est le problème le plus ardu qui se pose à la direction d'un orchestre. Il est hors question de jouer devant des chaises vides. Faut-il pour cela se laisser aller à la "démagogie musicale" ? Certains optent en effet pour une solution de facilité: Haydn, Mozart, Beethoven, Brahms à longueur de temps. Un public s'en satisfait; à la recherche d'un délassement supposé facile. Nous le voyons ici à Luxembourg, et le constatons auissi dans certaines villes étrangères, et pas des moindres.

A l'OPL, nous avons opté pour une autre politique depuis des nombreuses années, tout en cherchant à ne pas négliger les grands compositeurs universellement consacrés. Nous jouons aussi ce répertoire et essayons de le répartir au cours des années, des interprètes diversifiés, et de valeur, pouvant communiquer au public leur version, leur compréhension d'une oeuvre donnée. Nous avons eu il y a peu les très célèbres et magnifiques 1er et 5ème concertos pour piano de Beethoven, par des interprètes captivants, d'une qualité rare. Nous avons eu un jeune chef allemand qui nous a interprété du Lutoslaski et une symphonie de Haydn, le tout absolument passionnant. Il serait possible d'en citer aussi des dizaines d'autres.

Le fait de tenter d'élargir l'horizon musical tant de l'orchestre que du public ne satisfait évidemment pas tout le mode, mais nous restons persuadés qu'une très large majorité de notre public est favorable et manifeste un intérêt évident pour cette politique artistique, laquelle ne fait d'ailleurs preuve d'aucune agressivité, et ne veut choquer personne; nos programmes se veulent enrichissant; sur le plan du répertoire, et des interprétations.

David Shallon, directeur musical de l'orchestre, apporte sa touche personnelle, principalement dans un répertoire pour grande formation, qui le passionne, et aussi en proposant deux semaines, soit trois programmes, entièrement dédiés à un grand compositeur récent.

Nous veillons à ce que d'autres chefs d'orchestre contribuent à la découverte d'autres oeuvres importantes, et c'est ainsi que, en une bonne dizaine d'années, nous avons donné les sept symphonies de Jean Sibelius, trop peu jouées en Europe continentale. L'OPL n'avait pas, jusqu'il y a peu, l'effectif nécessaire pour aborder les grandes symphonies de Bruckner, mais nous venons de donner, en deux saisons, ses 7ème et 8ème symphonies, dirigées par un chef d'orchestre de grande classe: Stanislaw Skrowaczewski. Le public qui a entendu ces deux concerts sait à présent que l'OPL peut le satisfaire et répondre à cette politique.

Phénomène plus nouveau et intéressant, lié cette fois à la nouvelle structure de la direction depuis 1996: les enregistrements discographiques de l'OPL. Certains s'étonneront peut-être que nous  n'enregistrions pas, nous non-plus, une nouvelle version de la 7ème de Beethoven ou de la 1ère de Brahms. Certes, un tel disque pourrait peut-être recueillir un succès national mais, à l'extérieur de nos frontières combien exiguës, passerait totalement inaperçu. Aussi l'OPL, par un répertoire original, de fraye-t-il un chemin dans le secteur tellement saturé du disque et se crée ainsi une image de marque reconnue dans la presse spécialisée internationale. Les grandes revues discographiques à Paris, à Londres, à New York ont accordé diverses distinctions de haut niveau à nos récents enregistrements, consacrés à des compositeurs du XX ème  siècle, postromantiques, ou résolument plus novateurs.

Francis Poulenc, Jean Cas, Lili Boulanger (extraordinaire compositrice décédée à l'âge de 25 ans et sœur cadette de Nadia Boulanger !), Maurice Ohana (trois CD), Arthur Honegger, Ernest Bloch. Voilà des auteurs, que tout amateur un peu curieux et intéressé se doit d'écouter sans délai, sans parler d'une ravissante musique de ballet de Gabriel Pierré (dirigée par David Shallon), et d'un CD consacré à Xenakis (et dirigé par Arthur Tamayo), qui sont déjà enregistrés, et paraîtront dans les prochains mois.

Nous vous souhaitons une agréable saison 2000-2001

 

Olivier Frank                       Jaques Mauroy

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dernière mise à  jour: 31-07-00